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Zalem à la folie

Zalem à la Folie #30

Dans cet épisode, on fuit, on chasse, on s'élève et on espère ne pas retomber.

La montagne hantée, de Pascal Malosse chez Rouge Profond. Un roman qui rappelle assez rapidement le fameux Maison Hantée, ou encore plus équivoque en anglais The Haunting of Hill House. Une jeune femme se retrouve dans ce qui pourrait être de prime abord le poste rêvé : cataloguer les oeuvres d'un peintre renommé dans une immense demeure des Alpes suisses regorgeant d'originaux et de documents précieux. Cette montagne hantée passe cela dit de l'horreur psychologique flirtant avec la réalité d'une menace omniprésente au fantastique pour arriver à une apothéose très cinématographique style dernière survivante. On appréciera aussi la critique des gros dégueulasses du monde de l'art et de celleux qui leur facilitent la vie au lieu de la leur rendre impossible. Décor surrané pour un roman très moderne et très agréable à lire.

Mange-mémoire, de Lucile Poulain chez 1115. Une novella qui mêle Fantasy et science-fiction, et à la manière des Armées de ceux que j'aime de Ken Liu imagine un futur lointain dans lequel on n'aurait même plus idée de ce qu'était le monde d'avant. Ici, on s'interdit même de seulement consulter ce qui pourrait se rapporter à ce passé dont on préfère se cacher les horreurs, pour vivre dans des communautés paisibles où l'on écarte les fauteurs de trouble en les effaçant de la mémoire collective, les condamnant à la solitude. Un récit sensible et tourmenté, qu'on quitte à regret.

No Devil T01, de Senchiro chez Kana. Un des nouveaux auteurs très convaiquants du manga français, qui s'inscrira certainement aux côté d'un Tony Valente ou d'un Reno Lemaire. Ce premier volume montre déjà sa maîtrise graphique évidente, et pose les bases d'un récit qui s'annonce passionnant et profond. Un décor qui mêle urban fantasy moderne et shonen, et mixe habilement les influences manga et bande dessinée moderne (peut-être même les animations Ankama?) pour un résultat virevoltant.

La BO du jour c'est The Summoned One de Nobuo Uematsu tiré de l'ost de Final Fantasy IX. Idéal pour errer sans but dans un centre commercial, ou pour se faire une petite aprem nostalgie mélancolique.

 

Zalem à la Folie #29

Dans cet épisode, on côtoie la mort de très près.

Il faudrait pour grandir oublier la frontière, de Sébastien Juillard chez Scylla. Nouvelle d'anticipation sur la colonisation de la Palestine par Israël, et ses conflits incessants, cycle qui semble ne jamais vouloir s'éteindre. On peut dans ce futur pas si futuriste réparer les corps, partager les peines, mais il est toujours aussi difficile de réparer l'Histoire, qui pèse de tout son poids sur ses protagonistes, qu'ils décident de s'en attribuer les plus belles vertus ou qu'ils n'arrivent pas à se détacher de ses plus affreuses heures. Une nouvelle qui s'engage et qui frappe, fort.

L'allégresse des rats, de Marie-Agnès Michel chez La dernière goutte. Un roman noir sur une toile de fond post dérèglement climatique, où l'on s'embourbe à chaque pas dans une mousson permanente qui a remplacé un été de plomb. On peut s'y affranchir de ses aînés grâce au concours d'unités spéciales d'euthanasie, comme on ferait une demande d'enlèvement d'encombrants, à récupérer sur le palier svp. Anti-héros en diable, on y suit le mutique Clovis et son quotidien d'ambulancier/pompe funèbre, hanté par ses actes, errant dans la nuit d'une ville sinistrée ambiance prohibition.

Arms, de Ryouji Minagawa chez Mangetsu. Réédition de cette série trop longtemps indisponible des années 90/2000. Une des pépites de cette vague post cyberpunk aux influences diverses (Evangelion, Ghost in the shell et jusqu'à une Alice aux pays des merveilles technopunk), qui nous emmène d'un petit lycée jusqu'à des organisations secrètes qui influencent le monde entier. Une oeuvre profondément anti-militaire même si l'on s'y bat beaucoup, pleine de réflexions utiles et qui mérite sa place dans les classiques.

La BO du jour c'est Ancient Futures, de Lifeformed et Janice Kwan, tiré de l'ost de Tunic. De quoi passer cette fin de printemps en pur chilling, sauf si on préfère doomer. En tout cas un néologisme anglais, for sure.

 

Zalem à la Folie #28

Dans cet épisode, 3 autrices coréennes à la plume et aux discours affirmées.

De l'origine des espèces, de Bo-Young Kim chez Rivages. Dans un monde peuplé uniquement de robots, mieux vaut être un modèle avec beaucoup de mémoire et de la puissance de calcul. Si on a plutôt des fonctions inutiles comme des expressions faciales ou même des intonations de voix, on pourrait bien se laisser embarquer dans l'étude des origines des robots. Entre "biologie" mécanique et études théologiques sur les "créateurs", certaines découvertes ne devraient pas être faites. Du post-apocalyptique original et inspiré, qui m'a rappelé Pourquoi j'ai mangé mon père de Lewis transposé dans un monde de robots. 

Magical Girl, de Seolyeon Park aux forges de Vulcain. Des magical girl dans le monde entier, avec des pouvoirs plus ou moins spectaculaires, c'est le postulat de départ de ce roman. Et celle qu'on suit et qui est censée sauver le monde s'avère pour le moment être tout ce qu'il y a de plus banale, en manque de confiance et bien perdue, en plus de ne pas du tout connaître son pouvoir. Au lieu de ça, elle doit se colleter avec le monde bien réel, le manque d'argent, son petit boulot de nuit et le fait que sa vie, qui semblait devoir s'améliorer avec cette révélation, n'en ait l'air que plus triste. Heureusement, il y a Aroa, la magical girl des prédictions. Un roman qui parle du quotidien avec la bonne dose d'humour et de sérieux, féministe, écolo, un peu dépressif mais qui se bat, autant dire qu'on est vite impliquées.

La ronde nuit, de Bora Chung chez Rivages. Différentes narrateurices dans ce roman sous forme de recueil de nouvelles. On y apprend les histoires qui sont arrivées à toutes celles et ceux qui y travaillent ou y ont travaillé. Sans doute inspirée par l'univers des SCP, l'autrice développe son propre centre de recherche et de confinement des objets ou des phénomènes paranormaux/parascientifiques. Entre folklore remis au goût du jour, légendes urbaines et true crime, on se laisse promener dans le centre et on s'attache à ses personnages plus ou moins mystiques. 

La BO du jour c'est Echoes, de Mamomo et Super Strikers, tiré de l'album Giants chez Brave Wave.

 

 

 

Zalem à la Folie #27

Dans cet épisode, on répare, on analyse, on ressent.

Cités abîmées, de Côme Martin chez Dystopia. Un jeu de rôle simple à prendre en main puisqu'il ne vous faudra qu'un jeu de 52 cartes, des ami.e.s (en option) et quelques heures pour explorer la Cité, qui ne s'en laissera cela dit pas conter et vous baladera autant que vous essayez de la changer. Une Cité changeante et protéiforme, qui ne se lassera jamais de se réinventer avec ou sans votre aide. Que vous soyez de passage dans le monde du jdr ou déjà une explorateurice chevronné.e, c'est une égale promesse de passer de bien belles heures dans la Cité.

Flaash n°10 : Réseaux sociaux, Revue. J'ai déjà brièvement évoqué la revue Flaash ici, il est temps d'en parler plus en détail. Une thématique claire soutenue par un vrai travail de fond, c'est ce qu'offre tous les trimestres la revue Flaash. Richement illustrée, que ce soit par des photos ou des dessins qui laissent s'exprimer de jeunes talents, la thématique des réseaux sociaux est traitée dans des articles sur plusieurs pays, qui ont chacun leur façon d'aborder la question, des points de vue divers et variés pour réfléchir et se faire une opinion sur le sujet. 

Blatta, d'Alberto Ponticelli chez Bliss éditions. Du noir, beaucoup de noir utilisé pour les illustrations de cette bande dessinée torturée et dérangeante qui nous propulse dans un futur peu désirable. Désir qui d'ailleurs va naître entre nos principaux protagonistes, mais sans doute que le choc psychologique était trop grand à assumer pour que tout cela se finisse bien. Un environnement froid et désolé, duquel la nature semble absente, renforçant la présence de ces personnages perdus. Un dessin qui ne laissera en tout cas personne indifférent.

La BO du jour c'est Drifting, de Nobuo Uematsu tiré de l'ost de Final Fantasy VIII. Pour accompagner votre vie, tout simplement.

 

Zalem à la Folie #26

Dans cet épisode, on croise des personnages pas très fréquentables...

Maleficium, de Martine Desjardins chez Neptune (L'Atalante). Un jeune label qui propose déjà de très bons titres, comme ce Maleficium qui nous vient du Canada. Un recueil de nouvelles pas très catholiques sous forme de confessions, et autant de personnages qui rappellent plus C.A. Smith et ses atmosphères exotiques de sables chauds et de tombeaux humides que les bancs de l'église. Confessions nécessaires en tout cas tant les péchés capitaux semblent s'empiler dans ce Codex Maleficium qu'on rangera bien à l'abri dans son reliquaire maudit.

Baron Cimetière, de Morgane Caussarieu chez Nocturne (Actes Sud). On est abreuvés de titres de Morgane Caussarieu en ce début d'année et ce n'est pas pour nous déplaire. Dans ce roman ados-adultes porté par une écriture très agréable, on est promenés dans la vie tumultueuse d'un ado à la vie pas facile et aux décisions plus que contestables et dans une Nouvelle-Orléans et sa région encore hantées par les énergies vaudoues et ses esprits pas vraiment accueillants, mais pas forcément pires qu'une partie de la faune locale.

Dans la forêt de Wickerson, de Derek Laufman chez Aventuriers d'Ailleurs (Bamboo). Un des très bons premiers titres de ce jeune éditeur nous venait déjà de Derek Laufman avec Bot-9. Cette nouvelle réalisation qui reprend et retravaille d'anciennes publications de l'auteur prend plus la forme d'un conte classique intelligemment modernisé, soutenu par un très bon travail graphique. On est décidément gâtés par nos amis canadiens.

La BO du jour c'est Temple, de River Boy tiré de l'ost de Cult of the lamb. Parfait pour réunir ses amis et invoquer Cthulhu, ou tout simplement faire une petite belote.

 

Zalem à la Folie #25

Dans cet épisode et au détour des allées, on cherche la beauté, ou peut-être juste son chemin.

Détails de l'exposition, de Jean-Claude Dunyach chez L'Atalante. Une anthologie raisonnée, et bienvenue, regroupant des nouvelles de Dunyach de ces 40 dernières années, ainsi qu'une poignée d'inédites. Le thème du musée n'est pas choisi au hasard, l'art et ses institutions étant largement représentés dans l'oeuvre de Dunyach, qui nous fait parcourir son musée de l'imaginaire, en adoptant les multiples formes et émotions. On salue au passage le beau travail graphique de leraf.

La Beauté, d'Aliya Whiteley chez Mnémos. Une novella qui ne laissera personne indifférent, que vous soyez ou non happés par ce conte post-apocalyptico-horrifique. La Beauté inspire des sentiments contradictoires aux hommes du roman, et on ressent à la lecture également un certain malaise. On n'est pas guidés dans nos réflexions et assez peu en empathie des personnages, ce qui renforce cette ambiance particulière qui frôle le body-horror sans vraiment s'y plonger pour une lecture finalement assez unique.

Ornithomaniacs, de Daria Schmitt chez Dupuis. J'avais déjà beaucoup apprécié La tête de mort venue de Suède, me voilà plus que convaincu avec Ornithomaniacs. Daria Schmitt livre ici ce qui pourrait bien s'imposer comme un classique de la bande dessinée, avec un travail graphique fouillé, un univers personnel et travaillé, une couverture sublime et une histoire qui nous entraîne irrésistiblement, à la manière d'un Alice, d'un Philémon ou d'un Chninkel. A ranger précieusement dans sa bibliothèque pour le relire à loisir.

La BO du jour c'est Desolation, de Saori Kobayashi, tiré de l'album Terra Magica chez Blue Waves. Idéal pour parcourir des contrées inconnues et enchantées, ou pour lire un livre avec un plaid et un chat sur les genoux.

 

Zalem à la Folie #24

Dans cet épisode, on part sans se retourner, pour le meilleur comme pour le pire.

Un jour avant la révolution, d'Ursula K. Le Guin aux Editions de l'éclat. Deux nouvelles réunies dans ce petit format, en guise de préquelle aux Dépossédés, une des oeuvres majeures de Le Guin. On y suit ici ceux qui préfèrent quitter leur paradis artificiel pour ne plus avoir à en supporter le coût, et celle qui s'apprête à quitter définitivement les siens, après avoir lutté toute sa vie mais avant d'en voir le bout, si tant est qu'il y en ait un.

Voyage léger, de Naomi Mitchison chez Callidor. Un roman de Fantasy qui prend souvent la forme du conte ou de la fable, longue quête initiatique sans autre but que de découvrir le monde et de se mêler à ses habitants. Un parcours pas toujours de tout repos et rarement enchanteur, pour Halla aux multiples noms. On le recommande à toutes et tous, voyagez léger.

Postapoland, de Bartosz Zaskorski chez Huber. Un conte fiévreux dicté par un méchant soleil qui s'il n'est pas de plomb, a la fâcheuse tendance à provoquer diverses mutations chez tout ce qui est touché par ses rayons. On y retrouve de multiples influences, de l'évident Giger à Dali et peut-être un soupçon de Nihei. Une Pologne post-apo, ou simplement la Terre après l'apocalypse climatique, dans laquelle malgré tout la vie foisonne.

La musique du jour, c'est At The South Gate Border, de Nobuo Uematsu tirée de l'ost de Final Fantasy IX. Parfait pour une petite promenade ou un moment de lecture sur un banc à l'ombre d'un arbre.

 

 

 

Zalem à la Folie #23

Dans cet épisode, on reprend de l'entrée, du plat principal et du dessert parce que tout est trop bon.

Scribes des miracles, présentés par Serge Lehman chez L'Arbre Vengeur. J'ai déjà parlé de Serge Lehman et de son amour pour les littératures de l'imaginaire, on ne peut que le constater avec cette nouvelle anthologie qu'il préface. Et quand il préface, il ne le fait pas à moitié, ce sont plus de 120 pages passionnantes d'introduction au sujet, suivies des 5 nouvelles et du roman qui constituent ce volume, plongée dans l'histoire de la littérature française de SFFF, ou du merveilleux-fantastique pour coller à l'époque.

Voyages vers la Tour de Garde, Collectif édité Aux forges de Vulcain. Retour sur le cycle de Fantasy le plus marquant de ce premier quart de siècle. On y trouve de nombreux articles et autres études sur tout ce qui a fait le succès et l'originalité de la Tour de Garde. Une manière de prolonger le plaisir et la réflexion que nous ont procurées ces deux trilogies croisées.

Fabula Fantasia T01, de Tony Valente chez Ankama. Sans conteste un des mangaka français les plus talentueux, qui nous a déjà offert Radiant et prolonge là aussi l'aventure et développe plus encore son univers avec Fabula Fantasia. Un shonen de qualité qui n'a pas à rougir face aux productions japonaises, et développe à sa façon les thèmes de l'imaginaire et de l'inconscient collectif lié aux contes et aux myhtes et légendes. Des personnages intéressants et un univers superbement illustré pour le premier volume d'une série qu'on a déjà adoptée. 

 

 

Zalem à la Folie #22

Un 22ème épisode exceptionnellement constitué de bandes dessinées, mais de tous horizons.

Le Fay, de Dupree/Metzger/Ruiz chez Réflexions. Une bonne dose d'urban fantasy à la Fables, mais axé sur les personnages arthuriens de Morgane et Merlin. Et de nombreux autres personnages et autres animaux fantastiques tirés de mythologies diverses et variées, c'est tonique et plein d'humour et cette version d'une Morgane un peu dépassée par les évènements tout en restant badass est plutôt réussie.

Les fables du Roi des Aulnes, de Juni Ba et Aditya Bidikar chez Bayard. Un ensemble de contes qui forment un récit complet, mariant là également des personnages inspirés de mythologies diverses. On se concentrera principalement sur Renard le Goupil, fameux luron rusé et retors, et le très solitaire et menaçant Roi des Aulnes. Une bd très bien menée, et on se régale niveau graphismes, avec des style qui s'entremêlent parfois au sein d'une case, qui varient d'un conte à l'autre...La colorisation est également très bien choisie, une belle confirmation du talent de Juni Ba.

Smoke, de Oh! Great chez Kana. Le mangaka mythique Oh! Great, auteur du sulfureux Enfer et Paradis ou de l'inclassable Air Gear, se lance avec la complicité de Kana dans la bande dessinée européenne. Grand format, couleur, scénario très personnel qui rappellent ses histoires courtes de SF, avec un antihéros blasé, un monde ravagé et une quête absurde. Du très bon Oh! Great en somme, et graphiquement de très haut niveau, là aussi une colorisation au top.

La musique du jour c'est Forest del Chivo (World of the Dead) de Rom Di Prisco tiré de l'ost de Guacamelee!. Une bande-son parfaite pour faire ses exercices physiques du jour ou se faire une partie endiablée de jeu de plateau.

Zalem à la Folie #21

Dans cet épisode, on découvre, on explore et on recommence.

- Pixels hallucinés, Lovecraft et les jeux vidéo, Collectif chez Hélios. Un recueil concocté par la jeune et dynamique Association Miskatonic, avec six auteurs et autant de nouvelles. Lovecraft et les jeux vidéo, c'est une histoire d'amour qui dure depuis bien longtemps, ces nouvelles ajoutent leur pierre à ce temple enfoui et d'une très belle manière. Mention spéciale pour La Vallée de Camille Elanni qui m'a particulièrement marqué.

- Dessous Cocanha, d'Elisa Beiram chez L'Atalante. Une novella qui aurait pu là aussi être un jeu vidéo (littéralement), et qui sait exploiter des mécaniques vidéoludiques sans perdre en narration, fait assez rare pour être souligné. On explore donc deux Cocanha, celle du dessus et celle du dessous, on apprend à connaître leurs habitants, on partage leur vie et leurs dilemmes. Saura-t-on tout de même faire le bon choix ?

- Nemu #01 : Création, Collectif chez Nemu. Une nouvelle revue qui s'attelle à promouvoir de jeunes talents de la bande dessinée. Une thématique générale par numéro, et pour ce premier celui bien trouvé de la création donc, le rapport des auteurs à leurs oeuvres qui donne lieu parfois à de belles mises en abyme. Un titre à suivre (déjà 3 numéros) qui s'annonce de très bonne facture, belle maquette et articles travaillés en plus de mettre la lumière sur de jeunes auteurs.

La BO de l'épisode : Corrosion Jam d'Eirik Suhrke, remix de l'ost de Spelunky. Une ost dynamique aux accents de chiptune qui transformera vos sessions administratives en roguelike.

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