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Zalem à la folie

Zalem à la Folie #27

Dans cet épisode, on répare, on analyse, on ressent.

Cités abîmées, de Côme Martin chez Dystopia. Un jeu de rôle simple à prendre en main puisqu'il ne vous faudra qu'un jeu de 52 cartes, des ami.e.s (en option) et quelques heures pour explorer la Cité, qui ne s'en laissera cela dit pas conter et vous baladera autant que vous essayez de la changer. Une Cité changeante et protéiforme, qui ne se lassera jamais de se réinventer avec ou sans votre aide. Que vous soyez de passage dans le monde du jdr ou déjà une explorateurice chevronné.e, c'est une égale promesse de passer de bien belles heures dans la Cité.

Flaash n°10 : Réseaux sociaux, Revue. J'ai déjà brièvement évoqué la revue Flaash ici, il est temps d'en parler plus en détail. Une thématique claire soutenue par un vrai travail de fond, c'est ce qu'offre tous les trimestres la revue Flaash. Richement illustrée, que ce soit par des photos ou des dessins qui laissent s'exprimer de jeunes talents, la thématique des réseaux sociaux est traitée dans des articles sur plusieurs pays, qui ont chacun leur façon d'aborder la question, des points de vue divers et variés pour réfléchir et se faire une opinion sur le sujet. 

Blatta, d'Alberto Ponticelli chez Bliss éditions. Du noir, beaucoup de noir utilisé pour les illustrations de cette bande dessinée torturée et dérangeante qui nous propulse dans un futur peu désirable. Désir qui d'ailleurs va naître entre nos principaux protagonistes, mais sans doute que le choc psychologique était trop grand à assumer pour que tout cela se finisse bien. Un environnement froid et désolé, duquel la nature semble absente, renforçant la présence de ces personnages perdus. Un dessin qui ne laissera en tout cas personne indifférent.

La BO du jour c'est Drifting, de Nobuo Uematsu tiré de l'ost de Final Fantasy VIII. Pour accompagner votre vie, tout simplement.

 

Zalem à la Folie #26

Dans cet épisode, on croise des personnages pas très fréquentables...

Maleficium, de Martine Desjardins chez Neptune (L'Atalante). Un jeune label qui propose déjà de très bons titres, comme ce Maleficium qui nous vient du Canada. Un recueil de nouvelles pas très catholiques sous forme de confessions, et autant de personnages qui rappellent plus C.A. Smith et ses atmosphères exotiques de sables chauds et de tombeaux humides que les bancs de l'église. Confessions nécessaires en tout cas tant les péchés capitaux semblent s'empiler dans ce Codex Maleficium qu'on rangera bien à l'abri dans son reliquaire maudit.

Baron Cimetière, de Morgane Caussarieu chez Nocturne (Actes Sud). On est abreuvés de titres de Morgane Caussarieu en ce début d'année et ce n'est pas pour nous déplaire. Dans ce roman ados-adultes porté par une écriture très agréable, on est promenés dans la vie tumultueuse d'un ado à la vie pas facile et aux décisions plus que contestables et dans une Nouvelle-Orléans et sa région encore hantées par les énergies vaudoues et ses esprits pas vraiment accueillants, mais pas forcément pires qu'une partie de la faune locale.

Dans la forêt de Wickerson, de Derek Laufman chez Aventuriers d'Ailleurs (Bamboo). Un des très bons premiers titres de ce jeune éditeur nous venait déjà de Derek Laufman avec Bot-9. Cette nouvelle réalisation qui reprend et retravaille d'anciennes publications de l'auteur prend plus la forme d'un conte classique intelligemment modernisé, soutenu par un très bon travail graphique. On est décidément gâtés par nos amis canadiens.

La BO du jour c'est Temple, de River Boy tiré de l'ost de Cult of the lamb. Parfait pour réunir ses amis et invoquer Cthulhu, ou tout simplement faire une petite belote.

 

Zalem à la Folie #25

Dans cet épisode et au détour des allées, on cherche la beauté, ou peut-être juste son chemin.

Détails de l'exposition, de Jean-Claude Dunyach chez L'Atalante. Une anthologie raisonnée, et bienvenue, regroupant des nouvelles de Dunyach de ces 40 dernières années, ainsi qu'une poignée d'inédites. Le thème du musée n'est pas choisi au hasard, l'art et ses institutions étant largement représentés dans l'oeuvre de Dunyach, qui nous fait parcourir son musée de l'imaginaire, en adoptant les multiples formes et émotions. On salue au passage le beau travail graphique de leraf.

La Beauté, d'Aliya Whiteley chez Mnémos. Une novella qui ne laissera personne indifférent, que vous soyez ou non happés par ce conte post-apocalyptico-horrifique. La Beauté inspire des sentiments contradictoires aux hommes du roman, et on ressent à la lecture également un certain malaise. On n'est pas guidés dans nos réflexions et assez peu en empathie des personnages, ce qui renforce cette ambiance particulière qui frôle le body-horror sans vraiment s'y plonger pour une lecture finalement assez unique.

Ornithomaniacs, de Daria Schmitt chez Dupuis. J'avais déjà beaucoup apprécié La tête de mort venue de Suède, me voilà plus que convaincu avec Ornithomaniacs. Daria Schmitt livre ici ce qui pourrait bien s'imposer comme un classique de la bande dessinée, avec un travail graphique fouillé, un univers personnel et travaillé, une couverture sublime et une histoire qui nous entraîne irrésistiblement, à la manière d'un Alice, d'un Philémon ou d'un Chninkel. A ranger précieusement dans sa bibliothèque pour le relire à loisir.

La BO du jour c'est Desolation, de Saori Kobayashi, tiré de l'album Terra Magica chez Blue Waves. Idéal pour parcourir des contrées inconnues et enchantées, ou pour lire un livre avec un plaid et un chat sur les genoux.

 

Zalem à la Folie #24

Dans cet épisode, on part sans se retourner, pour le meilleur comme pour le pire.

Un jour avant la révolution, d'Ursula K. Le Guin aux Editions de l'éclat. Deux nouvelles réunies dans ce petit format, en guise de préquelle aux Dépossédés, une des oeuvres majeures de Le Guin. On y suit ici ceux qui préfèrent quitter leur paradis artificiel pour ne plus avoir à en supporter le coût, et celle qui s'apprête à quitter définitivement les siens, après avoir lutté toute sa vie mais avant d'en voir le bout, si tant est qu'il y en ait un.

Voyage léger, de Naomi Mitchison chez Callidor. Un roman de Fantasy qui prend souvent la forme du conte ou de la fable, longue quête initiatique sans autre but que de découvrir le monde et de se mêler à ses habitants. Un parcours pas toujours de tout repos et rarement enchanteur, pour Halla aux multiples noms. On le recommande à toutes et tous, voyagez léger.

Postapoland, de Bartosz Zaskorski chez Huber. Un conte fiévreux dicté par un méchant soleil qui s'il n'est pas de plomb, a la fâcheuse tendance à provoquer diverses mutations chez tout ce qui est touché par ses rayons. On y retrouve de multiples influences, de l'évident Giger à Dali et peut-être un soupçon de Nihei. Une Pologne post-apo, ou simplement la Terre après l'apocalypse climatique, dans laquelle malgré tout la vie foisonne.

La musique du jour, c'est At The South Gate Border, de Nobuo Uematsu tirée de l'ost de Final Fantasy IX. Parfait pour une petite promenade ou un moment de lecture sur un banc à l'ombre d'un arbre.

 

 

 

Zalem à la Folie #23

Dans cet épisode, on reprend de l'entrée, du plat principal et du dessert parce que tout est trop bon.

Scribes des miracles, présentés par Serge Lehman chez L'Arbre Vengeur. J'ai déjà parlé de Serge Lehman et de son amour pour les littératures de l'imaginaire, on ne peut que le constater avec cette nouvelle anthologie qu'il préface. Et quand il préface, il ne le fait pas à moitié, ce sont plus de 120 pages passionnantes d'introduction au sujet, suivies des 5 nouvelles et du roman qui constituent ce volume, plongée dans l'histoire de la littérature française de SFFF, ou du merveilleux-fantastique pour coller à l'époque.

Voyages vers la Tour de Garde, Collectif édité Aux forges de Vulcain. Retour sur le cycle de Fantasy le plus marquant de ce premier quart de siècle. On y trouve de nombreux articles et autres études sur tout ce qui a fait le succès et l'originalité de la Tour de Garde. Une manière de prolonger le plaisir et la réflexion que nous ont procurées ces deux trilogies croisées.

Fabula Fantasia T01, de Tony Valente chez Ankama. Sans conteste un des mangaka français les plus talentueux, qui nous a déjà offert Radiant et prolonge là aussi l'aventure et développe plus encore son univers avec Fabula Fantasia. Un shonen de qualité qui n'a pas à rougir face aux productions japonaises, et développe à sa façon les thèmes de l'imaginaire et de l'inconscient collectif lié aux contes et aux myhtes et légendes. Des personnages intéressants et un univers superbement illustré pour le premier volume d'une série qu'on a déjà adoptée. 

 

 

Zalem à la Folie #22

Un 22ème épisode exceptionnellement constitué de bandes dessinées, mais de tous horizons.

Le Fay, de Dupree/Metzger/Ruiz chez Réflexions. Une bonne dose d'urban fantasy à la Fables, mais axé sur les personnages arthuriens de Morgane et Merlin. Et de nombreux autres personnages et autres animaux fantastiques tirés de mythologies diverses et variées, c'est tonique et plein d'humour et cette version d'une Morgane un peu dépassée par les évènements tout en restant badass est plutôt réussie.

Les fables du Roi des Aulnes, de Juni Ba et Aditya Bidikar chez Bayard. Un ensemble de contes qui forment un récit complet, mariant là également des personnages inspirés de mythologies diverses. On se concentrera principalement sur Renard le Goupil, fameux luron rusé et retors, et le très solitaire et menaçant Roi des Aulnes. Une bd très bien menée, et on se régale niveau graphismes, avec des style qui s'entremêlent parfois au sein d'une case, qui varient d'un conte à l'autre...La colorisation est également très bien choisie, une belle confirmation du talent de Juni Ba.

Smoke, de Oh! Great chez Kana. Le mangaka mythique Oh! Great, auteur du sulfureux Enfer et Paradis ou de l'inclassable Air Gear, se lance avec la complicité de Kana dans la bande dessinée européenne. Grand format, couleur, scénario très personnel qui rappellent ses histoires courtes de SF, avec un antihéros blasé, un monde ravagé et une quête absurde. Du très bon Oh! Great en somme, et graphiquement de très haut niveau, là aussi une colorisation au top.

La musique du jour c'est Forest del Chivo (World of the Dead) de Rom Di Prisco tiré de l'ost de Guacamelee!. Une bande-son parfaite pour faire ses exercices physiques du jour ou se faire une partie endiablée de jeu de plateau.

Zalem à la Folie #21

Dans cet épisode, on découvre, on explore et on recommence.

- Pixels hallucinés, Lovecraft et les jeux vidéo, Collectif chez Hélios. Un recueil concocté par la jeune et dynamique Association Miskatonic, avec six auteurs et autant de nouvelles. Lovecraft et les jeux vidéo, c'est une histoire d'amour qui dure depuis bien longtemps, ces nouvelles ajoutent leur pierre à ce temple enfoui et d'une très belle manière. Mention spéciale pour La Vallée de Camille Elanni qui m'a particulièrement marqué.

- Dessous Cocanha, d'Elisa Beiram chez L'Atalante. Une novella qui aurait pu là aussi être un jeu vidéo (littéralement), et qui sait exploiter des mécaniques vidéoludiques sans perdre en narration, fait assez rare pour être souligné. On explore donc deux Cocanha, celle du dessus et celle du dessous, on apprend à connaître leurs habitants, on partage leur vie et leurs dilemmes. Saura-t-on tout de même faire le bon choix ?

- Nemu #01 : Création, Collectif chez Nemu. Une nouvelle revue qui s'attelle à promouvoir de jeunes talents de la bande dessinée. Une thématique générale par numéro, et pour ce premier celui bien trouvé de la création donc, le rapport des auteurs à leurs oeuvres qui donne lieu parfois à de belles mises en abyme. Un titre à suivre (déjà 3 numéros) qui s'annonce de très bonne facture, belle maquette et articles travaillés en plus de mettre la lumière sur de jeunes auteurs.

La BO de l'épisode : Corrosion Jam d'Eirik Suhrke, remix de l'ost de Spelunky. Une ost dynamique aux accents de chiptune qui transformera vos sessions administratives en roguelike.

Zalem à la Folie #20

Dans cet épisode, on se rebelle contre l'ordre établi et on evoie chier le destin.

 

- Neuromancien, de William Gibson au Diable Vauvert. Un des piliers du cyberpunk, dans lequel on suit Case, un "cowboy" paumé déconnecté de son endroit préféré : le cyberespace. Une ambiance survoltée dans un monde peu accueillant. Des guerrières cyborgs aux hackers surdoués en passant par les pilotes rastafari, tout ce beau monde se débat comme il peut dans une société excessivement verticale, où les pauvres survivent difficilement. Des anti-héros adeptes de la fuite en avant, pour échapper à leurs problèmes, à leurs poursuivants et surtout à la réalité de ce monde.

- Et que désirez vous ce soir, de Premee Mohamed à L'Atalante. Dans un monde post-apocalyptique là encore excessivement scindé entre populations riches et pauvres, il existe quelques oasis, en tout cas à première vue. Dans ce bordel de luxe moderne, au moins on mange à sa faim, on est à l'abri et on peut même parfois avoir un semblant de chez-soi. Pour ça, il faut cependant supporter les clients, qui parfois n'ont aucune limite. Et quand une victime se relève de son cercueil pour se venger, il ne fait plus forcément bon être un riche décadent dans un monde en ruines.

- Berserk, de Kentaro Miura chez Glénat. Un des manga les plus importants de ces 30 dernières années, monument de la Dark Fantasy. Mettant en scène la quête vengeresse de Guts contre son ancien ami et frère d'armes, l'univers moyennageux sombre et violent construit par Miura a inspiré multitude d'oeuvres et d'artistes, notamment dans le jeu vidéo avec la série des "Souls" ou plus récemment Elden Ring. Une oeuvre complexe et superbement illustrée.

Musique du jour : The Storm, d'Olivier Derivière tiré de l'ost de A Plague Tale Requiem, excellent jeu vidéo développé par Asobo studios. Idéale pour se plonger dans ces univers sombres et fascinants, ou pour profiter tranquillement de son spleen du dimanche après-midi pluvieux annociateur d'un lundi non désiré.

Zalem à la Folie #19

Aujourd'hui, on apprend : le cyberpunk, la Mort et le nom des vivantes.
 
 - Futurs No Future, que reste-t-il du Cyberpunk ? d'Antoine Daer chez ActuSF. Un essai qui retrace l'histoire du cyberpunk, de son apparition à nos jours, ses mutations, son adaptation. Que doit-on retenir du cyberpunk, nous apporte-t-il encore quelque chose ? Vous aurez au moins les clefs pour le savoir. Un essai fourni, très intéressant et agréable à lire.
 - Terry Pratchett et la Mort : mourir en majuscules de Justine Breton chez L'Atalante. On continue les essais avec cet angle d'approche de l'oeuvre de Pratchett assez original, puisqu'il se focalise sur le rapport entre l'auteur et la mort (et la Mort) et ce qu'il peut nous apporter ou nous apprendre. Un essai structuré, réfléchi et qui permet de repenser le disque-monde (et pas que) sous d'autres aspects, et de se pencher sur nos propres rapports avec la mort.
 - TysT de luvan chez Scylla. L'écriture de luvan est toujours aussi unique, et nous fait lentement glisser avec son personnage à travers les paysages oniriques d'une Bretagne quelque part entre le nucléaire et la marée noire, peuplée de mythes et de légendes plus vivantes que nos pauvres âmes endormies. Prenez vos runes, une bonne paire de chaussettes et laissez vous guider.
 
Bo de la semaine : Consumer Cathedral, de Marcin Przybyłowicz, tiré de l'ost de Cyberpunk Edgerunners (et Cyberpunk 2077). Une bo punchy, angoissante, légèrement discordante, parfaite pour accompagner vos courses au supermarché.
 

Zalem à la Folie #18

Cette semaine, on navigue dans les souvenirs.

 - Mné/Sys, de Clarissa J. Choi/Ennen/Jièm Mixcoatl/Romy Seube/Mad Willow chez Mnémos. Un recueil de nouvelles par des auteurs amateurs, sélectionnés lors d'un appel à contribution initié par Mnémos à l'occasion de leurs 30 ans. 5 nouvelles thématiques sur la mémoire, 5 visions d'auteurs dans des styles différents.

Dans BPU, on suit la quête de rédemption d'une des créatrices d'une nouvelle méthode de stockage de mémoire, détournée par un département cryptique de son entreprise. Une critique du capitalisme qui reprend l'antienne du progrès scientifique avili par la folie consumériste.

Dans Le Dernier livre, on suit le dernier voyage d'un être sentient vers ce qui reste de l'univers, pour qu'il y ait au moins un témoin de la fin de toute chose. Une écriture poétique qui touche à la philosophie en passant par les émotions.

Dans Nous sommes de vent, on suit la vie quotidienne de l'équipage d'un dirigeable dans un monde post-apocalyptique. Une vie en communauté et surtout en mouvement, qui transmet les messages oralement grâce à des mémorisateurs. Une écriture puissante centrée sur les personnages et leurs relations.

Dans Ce moment que je ne veux pas perdre, on suit la relation entre une femme et ce qui s'approche d'un biographe, chargé de retracer sa vie par ses souvenirs, dans une société rongée par le fléau d'Alzheimer. Une charge contre les réseaux et les IA, adoucie et redirigée par la chute.

Dans Tant qu'ils restent, on suit la montée d'une nouvelle vague fasciste, serait-elle liée à la disparition des derniers survivants de la précédente ? Une réflexion sur le devoir de mémoire, la confrontation des nouvelles générations aux atrocités commises par les précédentes.

- Fleurs de peste, de Mats Strandberg à L'école des loisirs. Un roman jeunesse situé dans la Suède du 18ème, tourmentée par une épidémie de peste noire. On y suit le quotidien de deux jeunes soeurs, mises à l'abri par leur père après que leur mère ait été emportée par la maladie chez leur tante. Dans ce grand château froid et lugubre, elles vont y être séquestrées, mises en quarantaine dans leur chambre par cette tante sévère et absente. Heureusement, il y a son beau-fils, malade et fragile mais bien plus sympathique, avec qui l'aînée se lie d'amitié, priant que l'épidémie soit stoppée par l'hiver approchant.

- Filles de rouille, de Gwendolyn Kiste chez Naos. Un roman qui prend au dépourvu, jonglant entre passé et présent, dans une Cleveland minée par la désindustrialisation. Une banlieue ouvrière, à l'ambiance familiale en apparence. Un vernis qui va sévèrement se fissurer quand des adolescentes du quartier vont être frappées d'un mal étrange. Et puis il y a Phoebe, emplie d'une rage adolescente contre les non-dits, contre le fatalisme et surtout contre l'inaction des adultes face à ces crises. Un roman industriel-punk qui attrape par surprise.

BO de la semaine : Escape from Regis III de Brunon Lubas, tiré de l'ost de The Invincible. Une bo planante, parfois inquiétante, parfois rassurante, parfaite pour passer l'hiver qui s'annonce.

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